Gustave Eiffel école : Quel est le parcours de l'ingénieur de la Tour Eiffel ?
Gustave Eiffel — de son nom complet Alexandre Gustave Bonickhausen dit Eiffel — est l'un des ingénieurs les plus célèbres de l'histoire française. Né le 15 décembre 1832 à Dijon et mort le 27 décembre 1923 à Paris, il est l'auteur de réalisations métalliques majeures : le pont de Bordeaux, le viaduc de Garabit, la structure interne de la Statue de la Liberté, et bien sûr la Tour Eiffel, construite pour l'Exposition universelle de 1889. Mais avant de devenir l'un des plus grands entrepreneurs industriels de son époque, il a suivi un parcours académique qui ne s'est pas déroulé exactement comme prévu. Une question revient souvent : quelle école a fait Gustave Eiffel ?
Une enfance à Dijon et un échec décisif à Polytechnique
Confié pendant sa petite enfance à sa grand-mère maternelle à Dijon, le jeune Gustave grandit également au château du Castel, dans cette même ville. De 1843 à 1850, il fait ses études au collège royal de Dijon (l'actuel collège Marcelle-Pardé). À 18 ans, son baccalauréat en poche, il quitte Dijon pour Paris afin de préparer le concours d'entrée à l'École polytechnique au sein du célèbre collège Sainte-Barbe.
Mais l'histoire ne se déroule pas comme prévu : Gustave Eiffel échoue à l'oral du concours de Polytechnique. Loin d'être un drame, cet échec le redirige vers une autre voie d'excellence, qui s'avérera tout aussi déterminante pour la suite de sa carrière.
L'École Centrale des Arts et Manufactures : diplômé en 1855
Suite à son échec à l'oral de Polytechnique, Gustave Eiffel choisit d'entrer à l'École centrale des arts et manufactures de Paris (aujourd'hui CentraleSupélec), où il est admis en 1852. Il y suit trois années de scolarité, où il se révèle, selon les biographes, plutôt « bon vivant, énergique et indiscipliné ». Il choisit comme spécialité la chimie, dans la perspective de reprendre la direction de l'usine chimique de son oncle Jean-Baptiste Mollerat.
L'une des plus prestigieuses écoles d'ingénieurs françaises, fondée en 1829, aujourd'hui intégrée à CentraleSupélec.
À la question « Gustave Eiffel école », la réponse est donc l'École Centrale des Arts et Manufactures, dont il sort diplômé en 1855, l'année même de la première Exposition universelle en France. Mais un différend familial entre son père bonapartiste convaincu et son oncle ardent républicain met brutalement fin au projet de reprendre l'usine chimique. Gustave Eiffel se réoriente alors vers la métallurgie, un domaine que sa mère connaît bien et dans lequel elle dispose de relations professionnelles précieuses.
C'est ainsi qu'en 1856, il commence sa carrière chez Charles Nepveu, ingénieur constructeur de matériel de chemin de fer. Il y reste fidèle même lorsque l'entreprise connaît des difficultés financières, allant jusqu'à travailler sans salaire. Cette loyauté paie : à seulement 26 ans, il prend la direction du chantier du pont de Bordeaux, l'un des plus grands ouvrages d'art de son époque. Une trajectoire qui le mènera, trente ans plus tard, à devenir l'un des plus grands entrepreneurs industriels de France et à donner son nom au monument le plus célèbre du monde.
Échangez avec des étudiants actuels d'écoles d'ingénieurs
Le parcours de Gustave Eiffel démontre qu'un échec à un concours, même prestigieux comme celui de Polytechnique, n'empêche en rien une carrière d'exception à condition de saisir les opportunités qui se présentent ensuite. Vous préparez les concours des grandes écoles d'ingénieurs ?
Pour mieux comprendre les exigences des prépas scientifiques ou des concours, rien ne vaut les conseils de ceux qui y sont déjà :














